Sur 100 sites, ChatGPT pèse 0,62 % du trafic naturel de Google : le SEO reste prioritaire
GEO ou SEO avant le Q4 ? Trois études montrent que Google apporte encore l'essentiel des conversions. Les chiffres et nos priorités.
Le débat GEO ou SEO penche nettement vers Google, selon trois études relayées entre le 21 et le 23 octobre 2026. Sur 100 sites analysés par la consultante Marie Haynes, ChatGPT envoie l’équivalent de 0,62 % des sessions venues de Google en recherche naturelle. Avant le Q4, une TPE ou une PME a donc intérêt à protéger d’abord Google et sa fiche locale.
Marie Haynes mesure un trafic IA minuscule mais rentable
L’étude couvre 100 sites de tailles variées, 12 mois de données Google Analytics 4 (GA4) et plus de 145 millions de sessions. En ajoutant les autres assistants IA, le rapport monte à 0,73 %. Attention : il s’agit de 0,73 % du trafic naturel de Google, et non du trafic total du site.
Ces visiteurs convertissent pourtant très bien. Sur les 55 sites qui suivent leurs conversions, 13,8 % des visiteurs venus de ChatGPT ont converti, contre 3,02 % pour Google. Mais le volume l’emporte, car la recherche naturelle de Google apporte 27 fois plus de conversions que toutes les IA réunies. Sur l’ensemble des canaux analysés, Google pèse même 96,5 % des conversions.
« La recherche IA qui envoie réellement des clients aux entreprises aujourd’hui, ce n’est pas ChatGPT. C’est Google. » Marie Haynes, consultante SEO
Selon elle, la croissance du trafic venu de ChatGPT s’est arrêtée en août 2025, puis ce trafic a reculé. Elle qualifie même de « distraction » le GEO, c’est-à-dire l’optimisation de sa présence dans les réponses des IA. Search Engine Land relève toutefois plusieurs angles morts. L’étude ne précise ni les dates exactes, ni les secteurs, ni la définition d’une conversion, et ne mesure pas l’évolution du trafic Google.
SEO Works et Kevin Indig arrivent au même constat
L’agence SEO Works trouve un écart du même ordre : la recherche naturelle apporte 39 fois plus de trafic que les assistants IA. Pour 100 conversions issues du naturel, les IA en génèrent 3,2. Leur trafic convertit moins bien que la publicité sur les moteurs (0,67 fois), mais mieux que le trafic direct (2,48 fois).
De son côté, l’analyste Kevin Indig (Growth Memo) a examiné 12 sites de secteurs et de tailles différents. Il ne détecte pas de trafic direct généré par l’IA. « Nous ne trouvons pas encore de lien fiable entre la visibilité dans les IA et les recherches de marque ou le trafic direct », écrit-il.
Ce point compte, car une hypothèse revient souvent : une partie des visites issues de ChatGPT se cacherait dans le trafic « direct » de GA4. Aucune de ces études ne le démontre, et l’échantillon d’Indig suggère plutôt l’inverse. Méfiez-vous aussi des comparaisons hâtives, puisque le « 27 fois » de Haynes et le « 3,2 pour 100 » de SEO Works reposent sur des méthodes différentes. Selon PPC Land, ces travaux restent de petite taille, mais ils vont dans le même sens.
GEO ou SEO : les AI Overviews brouillent la frontière
Côté Google, Semrush a suivi 400 mots-clés commerciaux américains (banque, logiciels, e-commerce) de septembre 2025 à août 2026, sur ordinateur. Sur cette période, la part de ces requêtes avec un AI Overview grimpe de 45,75 % à 88 %. Ce résumé généré par l’IA s’affiche en haut des résultats. Pondérée par le volume de recherche, la part atteint 97,08 %, et l’e-commerce bondit de 32,62 % à 85,11 %.
Semrush en conclut qu’une première position rapportera sans doute moins de trafic qu’il y a un an. L’étude mesure pourtant le seul affichage, sans clics ni trafic, comme le souligne l’analyse de PPC Land. Semrush vend aussi les outils qu’il recommande, et il possède Search Engine Land. Quant à Ahrefs, il affirme que Google sert des résultats altérés à 5 à 20 % des requêtes des outils SEO, sans détailler sa méthode.
Surtout, aucune donnée française ne figure dans ces travaux, donc retenez la tendance plutôt que le pourcentage. Pour apparaître dans ces résumés, un contenu doit répondre clairement à la question, ce qui recoupe largement le travail de GEO. Côté publicité, les annonces Google Ads dans les AI Overviews tournent déjà dans 12 pays, sans option de retrait. Aucune colonne de reporting dédiée n’existe, et nous n’avons pas pu vérifier si la France figure dans la liste.
Budget GEO ou SEO avant le Q4 : notre règle de partage
Nous recommandons une règle simple : répartir l’effort selon ce que vos propres données montrent, en servant Google en premier. L’échéance n’a rien de réglementaire, elle reste commerciale avec le Black Friday puis Noël.
- Protégez d’abord Google. Fiches produits, pages catégories et fiche Google Business Profile passent avant le reste, car Google concentre l’essentiel des conversions mesurées par ces études.
- Vérifiez vos chiffres dans GA4. Comparez les visites « referral » venues de chatgpt.com et des autres IA à votre recherche naturelle. Observez plusieurs semaines, puisque Search Engine Land a évoqué le 20 octobre un bug de suivi UTM côté ChatGPT.
- Réservez une part limitée aux IA. Ce trafic reste faible mais convertit bien. Des réponses claires, des prix et des avis à jour servent à la fois votre référencement Google et votre présence dans les assistants.
L’arbitrage GEO ou SEO se tranche donc avec vos données, pas avec les tendances du moment. Si vous manquez de recul, notre accompagnement en référencement et acquisition vous aide à fixer les priorités. Il intègre aussi vos campagnes Google Ads si elles pèsent dans vos ventes de fin d’année.
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Questions fréquentes
GEO ou SEO : lequel privilégier avant le Black Friday ?
Les données disponibles donnent l'avantage au référencement Google. Dans l'étude de Marie Haynes, Google apporte 96,5 % des conversions sur les canaux analysés. Le travail sur les IA garde un intérêt, mais avec une part limitée du budget.
Combien de visites ChatGPT envoie-t-il vraiment aux sites ?
Sur 100 sites et plus de 145 millions de sessions, ChatGPT pèse l'équivalent de 0,62 % du trafic naturel de Google. Avec toutes les IA, on monte à 0,73 %. Ces visiteurs convertissent toutefois à 13,8 %, contre 3,02 % pour Google.
Le trafic de ChatGPT se cache-t-il dans le « direct » de GA4 ?
Rien ne le démontre pour l'instant. Kevin Indig, sur 12 sites, ne détecte pas de trafic direct généré par l'IA. Mieux vaut donc s'appuyer sur les visites « referral » identifiées, venues notamment de chatgpt.com.
Quelle part du budget GEO ou SEO réserver aux moteurs IA ?
Aucune étude ne fixe de pourcentage. Calez-vous plutôt sur vos propres données GA4 : si les IA pèsent moins de 1 % de votre trafic naturel, leur part doit rester modeste. Un contenu clair profite d'ailleurs aux deux approches.
Sources & références


