La migration Display vers Demand Gen n’est plus une option lointaine. En effet, Google retire progressivement le type de campagne Display autonome. Le 26 mai 2026, Google a officialisé cette transition. Concrètement, vos bannières ne vivent plus dans leur propre campagne. Désormais, elles rejoignent Demand Gen, aux côtés de YouTube, Discover, Gmail et Google Maps. Par ailleurs, le réseau Display (GDN) ne disparaît pas. Seul le mode de gestion change. Autrement dit, l’inventaire reste, mais votre façon de l’acheter et de le piloter évolue en profondeur.
Migration Display vers Demand Gen : le calendrier à retenir

D’abord, un outil de migration est apparu dans les comptes éligibles dès juin 2026. Ensuite, une échéance clé se profile. À partir de janvier 2027, vous ne pourrez plus créer de nouvelles campagnes Display autonomes. Puis, Google migrera automatiquement les campagnes restantes courant 2027. En clair, ce basculement aura lieu, que vous participiez ou non. Toutefois, Google précise que ce calendrier reste « subject to change ». Donc, traitez janvier 2027 comme un objectif, pas comme un contrat gravé dans le marbre.
Attention cependant à un piège. Si vous ne faites rien, vous héritez des réglages décidés par Google. Or, vos exclusions de placements, vos listes d’exclusion d’applications et vos couches d’audience représentent des années de travail. Résultat : une migration automatique risque de ne pas tout préserver. Par conséquent, migrer vous-même reste la seule façon de garder le contrôle du timing, des budgets et des créations.
Ce que vous gagnez, ce que vous perdez
Demand Gen n’est pas un simple changement de nom. En effet, ce format apporte de nouveaux leviers. Notamment : les carrousels, des formats vidéo étendus, les segments similaires (Lookalike), des outils créatifs génératifs et le reporting par canal. De plus, l’inventaire s’étend à YouTube, YouTube Shorts, Discover, Gmail et Google Maps en bêta. Google avance aussi des chiffres. Les annonceurs qui ajoutent le GDN dans Demand Gen voient en moyenne 9,5 % de ROI en plus. La plateforme cite également le cas GoFood, avec un coût par acquisition en baisse de 24 % et un volume de conversions en hausse de 19 %.
Cependant, prenez ces chiffres avec recul. Il s’agit de données internes de Google, l’entreprise qui vend l’inventaire. De plus, « ajouter le GDN à Demand Gen » n’est pas la même chose que « migrer une campagne Display ». Le point de départ diffère. Donc, ne pilotez pas votre migration sur la seule promesse d’un chiffre marketing.
Les réglages qui sautent pendant la bascule
Certains paramètres ne survivent pas à la migration. En effet, Demand Gen ne supporte pas tout. Ainsi, les stratégies d’enchères Manual CPC, Viewable Impressions et Pay for Conversions disparaissent. À la place, vous basculez sur Target CPA, Target ROAS ou Maximize Clicks. De plus, Demand Gen ne gère ni les ajustements d’enchères, ni les ajustements saisonniers, ni le bidding par portefeuille. Par ailleurs, les formulaires de leads, les budgets partagés et les capping de fréquence sont retirés lors de la bascule. Surtout, un budget partagé qui passe soudain en budget propre modifie le rythme de dépense de tout le compte. Autrement dit, une erreur ici coûte cher, vite.
La fin des bannières HTML5 : votre création change de nature
Voici le vrai bouleversement. Pendant plus d’une décennie, la bannière HTML5 a été le cheval de bataille de la publicité display. Cependant, cette époque se referme. En effet, Google classe le format HTML5 comme « coming soon » dans la nouvelle structure. Demand Gen s’appuie sur la vidéo, les carrousels et la création assistée par IA. Concrètement, le mouvement et le storytelling passent de « confort » à « cœur de la stratégie ». Par exemple, une vidéo verticale 9:16 compte désormais autant que le visuel carré. De plus, les comptes qui remplissent tous les emplacements d’assets obtiennent plus de portée. À l’inverse, un jeu de créations pauvre s’affiche mal et plafonne vos résultats.
En pratique, cela réclame un vrai pipeline créatif. Notamment : plusieurs ratios (1.91:1, 1:1, 4:5, 9:16), des vidéos courtes de 6 à 30 secondes et des messages lisibles dans toutes les combinaisons. Or, produire ce volume avec qualité demande du temps, une direction artistique et de la méthode. C’est exactement là que le travail de production et de studio fait la différence face à la concurrence.
Ce que ça change pour votre marque
La migration Display vers Demand Gen n’est pas une formalité technique. Elle touche vos enchères, vos audiences et vos créations en même temps. Voici trois priorités concrètes.
- Auditez maintenant. D’abord, listez vos exclusions, vos budgets partagés et vos stratégies d’enchères. Ensuite, corrigez les assets incompatibles avant de lancer l’outil, sinon la migration se bloque.
- Migrez vous-même, tôt. En effet, l’outil conserve jusqu’à 42 jours d’historique, ce qui réduit la phase d’apprentissage à un ou deux jours. Donc, ne laissez pas Google décider à votre place.
- Renforcez vos créations. Par ailleurs, remplacez vos bannières HTML5 par des visuels et des vidéos verticales. Surtout, prévoyez plusieurs angles et rafraîchissez avant la lassitude.
En clair, cette bascule mêle technique, data et création au même moment. Autrement dit, l’exécution ne s’improvise pas. Si vous voulez sécuriser vos performances avant l’échéance, un audit de vos campagnes Google Ads vous donne une feuille de route claire et sans mauvaise surprise.
